Audit paiement : les 27 points que les entreprises oublient avant de renégocier avec un PSP en 2026

Pendant longtemps, renégocier son contrat monétique consistait simplement à demander une baisse des commissions carte bancaire.
Aujourd’hui, le sujet est devenu beaucoup plus complexe.
Entre les coûts d’acquisition, les frais réseau, les cartes commerciales, l’omnicanal, les parcours e-commerce, les taux d’acceptation, les wallets, le softPOS, les flux internationaux, les contraintes ERP ou encore les problématiques de routing, une renégociation PSP mal préparée peut rapidement coûter plusieurs centaines de milliers d’euros par an.
Et pourtant, la majorité des entreprises abordent encore leurs appels d’offres paiement avec une vision partielle du sujet.
Résultat :
- des contrats mal négociés,
- des frais cachés,
- des architectures trop dépendantes,
- des taux d’acceptation dégradés,
- des projets techniques sous-estimés,
- et des PSP choisis pour de mauvaises raisons.
Chez Komission, nous accompagnons régulièrement des entreprises entre 15M€ et 100M€ de chiffre d’affaires dans leurs audits monétiques et leurs appels d’offres PSP.
Et un constat revient systématiquement :
les économies les plus importantes ne viennent presque jamais uniquement du pricing.
Elles viennent d’une meilleure compréhension globale du paiement.
Voici les 27 points que les entreprises oublient le plus souvent avant de renégocier leur PSP.
1. Faites analyser le RAFEC par Komission
Beaucoup d’entreprises renégocient sans même analyser précisément leur RAFEC (Relevé Annuel des Frais d’Encaissement Cartes).
Pourtant, ce document permet de comprendre :
- le coût réel des cartes,
- les interchanges,
- les cartes commerciales,
- les cartes hors Europe,
- les frais fixes,
- les frais réseau,
- les coûts cachés.
Sans audit RAFEC, il est impossible de négocier correctement.
2. Comprendre la répartition réelle des cartes
Toutes les cartes n’ont pas le même coût :
- débit particulier,
- crédit,
- corporate,
- purchasing,
- premium,
- internationales,
- hors UE.
Deux entreprises avec le même volume CB peuvent avoir des coûts radicalement différents selon leur mix carte.
3. Vérifier les taux d’acceptation
Un PSP moins cher peut parfois faire perdre beaucoup plus d’argent via :
- des refus,
- des soft declines,
- des problèmes d’authentification,
- une mauvaise acquisition bancaire.
Le taux d’acceptation est souvent plus stratégique que le pricing.
4. Identifier les coûts cachés
Certaines offres paraissent compétitives mais ajoutent :
- frais de passerelle,
- frais de tokenisation,
- frais de reporting,
- frais de chargeback,
- frais de conversion devise,
- minimums mensuels,
- frais PCI DSS,
- coûts de support.
Le vrai coût total doit être calculé.
5. Ne pas comparer uniquement les commissions %
Comparer uniquement un taux monétique est une erreur fréquente.
Il faut également analyser :
- la structure de coûts,
- les frais fixes,
- les coûts techniques,
- les frais internationaux,
- les coûts d’intégration,
- les frais d’exploitation.
6. Vérifier la dépendance technique au PSP
Certaines entreprises deviennent totalement dépendantes de leur PSP :
- API propriétaires,
- tokenisation fermée,
- parcours fortement couplés,
- absence de portabilité.
Changer de PSP peut alors devenir extrêmement coûteux.
7. Auditer l’architecture de paiement existante
Avant toute renégociation, il faut comprendre :
- les flux,
- les dépendances,
- les connecteurs,
- les systèmes tiers,
- les contraintes ERP,
- les parcours omnicanaux.
Le paiement est devenu un sujet d’architecture SI.
8. Mesurer les impacts sur la conversion
Un changement PSP peut impacter :
- le checkout,
- la fluidité,
- l’UX,
- les wallets,
- le 3DS,
- les paiements mobiles.
Le prix ne doit jamais être le seul critère.
9. Évaluer les performances internationales
Les performances peuvent varier fortement selon :
- les pays,
- les banques émettrices,
- les devises,
- les méthodes locales.
Un PSP performant en France n’est pas forcément performant à l’international.
10. Vérifier les capacités omnicanales
Les entreprises oublient souvent d’évaluer :
- magasin + e-commerce,
- click & collect,
- refund cross-canal,
- token omnicanal,
- fidélité,
- unification des flux.
11. Intégrer les problématiques ERP et caisse
Le paiement ne doit pas être isolé du reste du SI.
Les sujets critiques :
- caisse,
- PMS,
- ERP,
- OMS,
- CRM,
- réconciliation,
- comptabilité.
12. Analyser les frais de cartes commerciales
Les cartes corporate explosent dans certains secteurs B2B.
Sans analyse détaillée, les coûts peuvent devenir très importants.
13. Vérifier les frais internationaux hors UE
Les cartes hors Europe représentent souvent :
- les frais les plus élevés,
- les plus mauvais taux d’acceptation,
- les plus fortes marges PSP.
14. Étudier la stratégie de routing
Le smart routing peut :
- améliorer l’acceptation,
- réduire les coûts,
- optimiser les performances internationales.
Mais encore faut-il qu’il soit réellement maîtrisé.
15. Vérifier les SLA et le support
Lors d’un incident paiement :
- qui répond ?
- sous combien de temps ?
- quelle escalade ?
- quelle disponibilité ?
Le support devient critique pour les entreprises à fort volume.
ATTENTION = Ne pas confondre SLA et Support
16. Évaluer les capacités de reporting
Les entreprises ont besoin :
- de visibilité,
- d’exports,
- de BI,
- de dashboards,
- de suivi multi-entités,
- de rapprochement comptable.
17. Anticiper les besoins futurs
Le PSP choisi aujourd’hui devra peut-être gérer demain :
- marketplaces,
- wallets,
- Wero,
- Instant Payment,
- Pay By Bank,
- BNPL,
- paiement embarqué,
- multi-acquéreurs.
18. Vérifier la qualité de la tokenisation
La tokenisation devient centrale :
- omnicanal,
- abonnements,
- one-click,
- wallets,
- migration PSP.
Toutes les tokenisations ne se valent pas.
19. Comprendre le modèle économique du PSP
Tous les PSP n’ont pas le même modèle :
- gateway-only,
- full stack,
- orchestration,
- acquiring propriétaire,
- agrégation.
Cela impacte fortement les coûts et les dépendances.
20. Mesurer les coûts de migration
Changer de PSP implique souvent :
- développement,
- QA,
- certification,
- recette,
- formation,
- conduite du changement.
Le coût projet est souvent sous-estimé.
21. Vérifier les contraintes contractuelles
Certaines clauses peuvent devenir problématiques :
- durée d’engagement,
- tacite reconduction,
- frais de sortie,
- propriété des tokens,
- exclusivité.
22. Évaluer la capacité réelle du PSP à accompagner le projet
Un bon commercial ne garantit pas une bonne exécution.
Il faut évaluer :
- les équipes techniques,
- les équipes projet,
- la capacité d’accompagnement,
- le support post-déploiement.
23. Vérifier la compatibilité avec les futurs moyens de paiement
Le marché évolue rapidement :
- Wero,
- Instant Payment,
- Pay By Bank,
- Open Banking,
- wallets,
- crypto,
- softPOS.
24. Comparer plusieurs modèles économiques
Certaines entreprises gagnent à :
- séparer gateway et acquiring,
- multi-sourcer,
- mettre en place une orchestration,
- répartir les flux.
25. Définir les bons KPI avant l’appel d’offres
Sans KPI précis, impossible de comparer objectivement :
- taux d’acceptation,
- coût réel,
- uptime,
- délai de support,
- conversion,
- coût projet,
- délai d’intégration.
26. Structurer un vrai RFP paiement
La majorité des appels d’offres paiement sont incomplets.
Un bon RFP doit couvrir :
- finance,
- technique,
- exploitation,
- sécurité,
- conformité,
- international,
- omnicanal,
- roadmap.
27. Se faire accompagner par un acteur indépendant
Le marché du paiement est devenu extrêmement complexe.
Et surtout :
aucun PSP ne peut être totalement neutre dans sa recommandation.
Un audit indépendant permet :
- d’objectiver les choix,
- d’éviter les angles morts,
- de comparer réellement les offres,
- d’optimiser les coûts,
- de sécuriser l’architecture future.
Pourquoi les audits paiement deviennent stratégiques en 2026 ?
Pour les entreprises entre 10M€ et 100M€ de chiffre d’affaires, les enjeux liés au paiement peuvent représenter plusieurs centaines de milliers d’euros par an.
À ce niveau, le paiement ne se résume plus aux commissions carte bancaire. Les sujets deviennent plus larges :
- taux d’acceptation,
- omnicanal,
- international,
- architecture SI,
- routing,
- ERP et caisse,
- dépendance technique aux PSP.
Une mauvaise architecture ou un PSP mal adapté peut impacter directement :
- la marge,
- la conversion,
- les coûts opérationnels,
- et l’expérience client.
Au-delà de 100M€ de chiffre d’affaires, le paiement devient un sujet critique et stratégique.
Les entreprises recherchent alors :
- une architecture scalable,
- une stratégie multi-PSP,
- une optimisation des performances,
- une gouvernance des flux,
- et une maîtrise globale de leur infrastructure de paiement.
Komission accompagne les entreprises dans leurs audits et appels d’offres paiement
Komission est un cabinet indépendant spécialisé dans :
- l’audit monétique,
- l’analyse RAFEC,
- les appels d’offres PSP,
- l’optimisation des frais d’encaissement,
- les architectures de paiement,
- les projets omnicanaux et multi-PSP.
Notre approche combine :
- expertise paiement,
- vision technique,
- compréhension métier,
- benchmark de plus de 80 prestataires,
- accompagnement stratégique et opérationnel.


